Blogue de l’ACCVM

août 4, 2016

Le secteur des valeurs mobilières est en mutation (Blogue de l’ACCVM)

Ian Russell

Ian Russell

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Après deux années consécutives d’augmentation des bénéfices, les bénéfices d’exploitation de l’ensemble du secteur canadien des valeurs mobilières ont diminué de 13 % en 2015 par rapport à l’année précédente. Pour l’ensemble du secteur, les produits et bénéfices d’exploitation se sont améliorés au premier trimestre de 2016.

Cependant, des chiffres agrégés ne disent pas tout. Le secteur canadien des valeurs mobilières continue d’être aux prises avec une multitude de changements.

– Les frais fixes encourus pour satisfaire les besoins technologiques et de système de la salle des marchés et du service de post marché augmentent constamment.

– Les réformes réglementaires ne sont pas nécessairement efficientes, car elles sont adoptées sans mener au préalable d’analyse coûts avantages pour estimer le rapport coût/conformité.

– Les grandes sociétés ont augmenté leur avantage concurrentiel en mettant en place des modèles d’entreprise et une échelle plus équilibrés, ce qui nuit à la réussite des petites sociétés.

– Les grandes sociétés offrent maintenant des services bancaires d’investissement à de plus petites entreprises et elles se livrent à une vive concurrence sur le marché de détail.

– Les grandes sociétés indépendantes ont l’avantage de ne pas dépendre des services bancaires traditionnels, et d’avoir un meilleur esprit d’entreprise, une prise de décision plus rapide, et une capacité supérieure de négociation et de placement des valeurs mobilières émises par les entreprises de taille moyenne.

– 28 petites sociétés spécialisées institutionnelles et 35 sociétés de détail ont quitté le secteur des valeurs mobilières au cours des quatre dernières années.

– Un éventail coûteux de produits et services financiers sophistiqués est maintenant nécessaire pour soutenir efficacement la concurrence sur le marché de la gestion de patrimoine.

– Les grandes entreprises domineront le marché des investisseurs à revenu moyen à cause de leur échelle et de leur offre de comptes autogérés et de robots-conseillers en placement qui répond aux besoins des petits investisseurs dont les ressources financières sont limitées – alors qu’il y a une forte concurrence sur les honoraires et frais et qu’il est possible que les commissions de suivi soient abolies.

– La mise en œuvre du MRCC2 et du régime d’information au moment de la souscription force les conseillers et les sociétés à expliquer aux clients la proposition de valeur pour justifier les honoraires et frais qui sont maintenant entièrement divulgués.

Pour en apprendre plus sur ces éléments et aussi les tendances dans le secteur des valeurs mobilières, lisez ma dernière Lettre du president.

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